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Forcalquier, sa cathédrale et sa citadelle

Découvrez Forcalquier et ses environs, une ville chargée d'histoire

Les montagnes de Lure et du Luberon, la Durance et le Cavalon ont croisé leurs crêtes et leur lit pour dessiner le bassin de Folcalquier, où la présence humaine remonterait à 100 000 ans.

Le site a l’avantage d’être doté d’une source. Il fût donc baptisé Font Calquier, qui signifie source du rocher.

Colline de Forcalquier

Historique de Forcalquier

Une ville rebelle :
Situé au bord de l’ancienne voie romaine, à la rencontre des haut et bas pays, et lieu clé pour leurs échanges commerciaux, Forcalquier attira au XI° siècle une branche de la famille comtale de Provence qui s’y fixa en prenant le titre de comtes de Forcalquier. Le site suscita la convoitise des deux grandes puissances régionales de l’époque qu’étaients les maison de Toulouse et de Barcelone. Très habiles manœuvriers politiques, les comtes de Forcalquier jouèrent de cette rivalité, et des ambitions plus lointaines de l’empereur germanique, pour maintenir leur propre autonomie durant un siècle et demi.

Le problème de l’évêché :
Forcalquier était également la résidence de l’évêque qui, installé à Sisteron, avait dû fuir la ville ville dont les seigneurs avaient saisi tous les biens ecclésiastiques. Le droit canonique lui interdisant de transférer le siège de l’évêché à Forcalquier, l’évêque eut une idée originale : il prononça la division des prérogatives et des biens épiscopaux entre les églises de Sisteron et Forcalqier, et donna la quasi-totalité de ses possession à cette dernière cité.

La fin des comtes et les temps modernes :
Au XIII° siècle, les mariages associèrent le comté aux comtés de Provence puis d’Anjou. Cette dernière dynastie y régna jusqu’en 1480. Louis XI en hérita alors et soumit Forcalquier au moyen de bombardes, actionnées à partir d’une colline nommée depuis la Bombardière. La ville toujours rebelle, participa à tous les grands moments de l’histoire nationale : en 1789, elle fût lieu d’élection des députés aux états généraux de Sisteron, de Forcalquier et de Barcelonette, en 1851, la ville et le pays furent meneurs de la révolte républicaine, et lors de la dernière guerre, elle fût l’un des pôles les plus actifs dans la Résistance et obtint la crois de guerre.

Autour de la cathédrale

La cathédrale Notre-Dame-Du-Marché :
Anciennement appellée Notre-Dame-Du-Bourguet, la cathédrale est le monument majeur de la cité. Au XI° siècle, il y avait là deux églises, Notre-Dame et le Saint-Sépulcre. La cathédrale de Forcalquier est un monument à visiter qui témoigne de la prééminence de la fois catholique en pays d’Oc.

Le marché :
Il existe depuis l’Antiquité. Ce marché est l’un des plus importants de Provence et réunit chaque lundi matin, dans toute la ville, environ 300 commerçants en hiver, et 400 en été.

Le couvent des Vistandines :
En face de la cathédrale, une église baroque rappelle l’existence d’un couvent construit pour les visitandines en 1630 par la municipalité. L’église devint salle de réunion lors de la Révolution, puis théâtre, salle de bal, cinéma. Les bâtiments conventuels accueillirent un collège de 1800 à 1903. Le musée municipal est abrité au dernier étage de cet édifice.

Le couvent des Cordeliers :
Témoin de l’importance du mouvement fransiscain en Provence, ce couvent est, comme la cathédrale, le fruit d’une habile synthèse entre le roman et le gothique qui s’est imposée, au moment même où les fransiscrains furent chargés par la papauté de l’Inquisition dans les comtés de Provence et de Forcalquier. Pourtant, le fransiscanisme provençal fut parfois lui-même à la limite de l’hérésie.

La Bonne Fontaine :
Cette source alimente un ensemble de fontaines et de lavoirs datant de la fin du XV° siècle. Au dessus des trois têtes de lions d’où jaillit l’eau, un amateur de vérités premières a gravé en 1567 : Iterum sities (tu auras encore soif).

Autour de la Citadelle

La rue Saint-Mari :
Au bout de la rue Saint-Mari gisent les ruines enfouies d’une tour ronden seuls restes des 14 tours de la Citadelle, rasée en 1601, qui dominait jadis la cité. Il ne subsiste que quelques pans de mur de la grande église romane Saint-Mari qui prit son nom quand elle accueilli, en 925, les reliques de Saint Mari, menacées par les Barbares. Au bout de cette rue toujours, il est possible de voir une partie du donjon bâti par l’évêque au chevet de l’église, qui était intégrée aux remparts.

L’église Notre-Dame-De-Provence :
Elle couronne la colline de Forcalquier, et se voulait le sanctuaire national de la Provence. Lors de son inauguration en 1875, des prix y furent des prix musicaux et littéraires y furent décernés.

Le carillon :
Au sommet de la citadelle se dresse un carillon bâti en 1925, à l’occasion des fêtes célébrant le millénaire de l’arrivée des reliques de Saint Mari. Le carillon est de plain-pied en haut de la colline, ce qui permet au public de voir le carillonneur en action. Autour de ce carillon, le visiteur peut découvrir un panorama qui s’étend du Lubéron aux Alpes.

Vers le couvent des Récollets

Le couvent des Récollets :
Il englobait l’église Saint-Pierre. En 1627, le chapitre de Forcalquier céda aux moines récollets, nom des fransiscains réformés, l’église et la maison claustrale de Saint-Pierre. 3 ans plus tard, la peste ayant mis en fuite la quasi-totalité du clergé séculier, mais non les réguliers. Les récollets, qui s’étaient distingués par leur dévouement, devinrent très populaires. Les dons qu’ils reçurent leur permirent d’agrandir le couvent, qui devint l’imposant bâtiment actuel. Après le départ des moines, il fut transformé en prison et abrita dans ses geôles, en 1851, les alliés locaux de Louis-Napoléon Bonaparte, que les Forcalquiérens, bons républicains, avaient emprisonnés.

Le temple :
Les idées de la Réforme gagnèrent une partie des Provençaux, avec les vaudois en 1489 et les luthériens en 1538. Forcalquier fut, après l’édit de Saint-Germain, en 1576, la seule vile de Provence avec Mérindol où le culte réformé resta autorisé. Au fronton du bâtiment est gravée cette injonction (livre d’Isaïe) : « Confesse le Seigneur et invoque son nom ».

Le palais :
Si la façade date de 1842, on rend ici la justuce depuis 800 ans et c’est là qu’en 1206, Guilhem II affranchit les habitants de toute dépendance seigneuriale, en invoquant la colère divine sur quiconque porterait atteinte à leur liberté.


Résumé tiré du livre « Alpes-de-haute-provence » des Encyclopédies du Voyage

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